Le début de cette semaine a été, en gros, consacré à recuperer la fatigue accumulée pendant le week-end :p. Le boulot n’a donc pas avancé très rapidement comme vous pouvez l’imaginer …
Pour le week-end on a décidé de rester sur SF, histoire de pas trop depenser d’argent (le week-end Death Valley/Las Vegas/Grand Canyon nous a quand même couté pas mal et aucun de nous ne veut trop surenchérir en repartant immédiatement en vadrouille).
Vendredi soir donc, on décide d’aller se faire un petit bar sur University Avenue à Palo Alto, en face de Stanford. On s’y retouve à quatre: Sylvain, Julien M., Stephen et moi. Le bar est bien sympa, fléchettes, billard et jeu de palet sont gratuits ce qui est rare
De plus le bar est rempli en grande majorité par de jolis groupes de nanas (ou des groupes de jolies nanas, au choix) ce qui n’est pas pour nous déplaire, au contraire!
Du coup on reste un peu plus longtemps que prévu initialement et les tournées s’enchaînent… C’est 20$ plus pauvres chacun qu’on se décide à rentrer. Si on comptait faire des économies ce week end c’est mal barré …
Le samedi c’est journée pépère, grasse mat, voire grasse après-midi pour récuperer tout mon capital sommeil
Le soir Avec Ludo, Sylvain et Steph on se motive pour aller Downtown San Franscico et on attérrit sur Colombus, le quartier un peu chaud de SF. La rue, qui se trouve en fait pil-poil à la limite de ChinaTown et de little Italy, et est remplie de bars, boites, clubs de strip-tease, etc …
On biffurque donc légèrement vers le quartier italien à la recherche d’un bon resto de pâtes
Dans le resto c’est l’hallu! Encore pire que le bar de la veille, il y a des super nanas partout partout… On doit être en tout et pour tout 6 gars dans le resto (sans compter les serveurs qui on le decouvrira plus tard sont la cause de cette affluence féminine).
En fait il y a 3 bachelorette’s parties ( == enterrements de vie de jeune fille) en même temps. il y a pas mal d’attente avant d’avoir une table mais c’est pas grave on s’installe au bar, on commande une bouteille de vin et admire la clientele en prenant l’apéro
.
Comme d’hab je fais preuve d’une grande classe (et surtout d’une légendaire maladresse) puisque, sans le faire exprès (si si je vous jure), je mets une violente main aux fesses à la rousse taille manequin qui me servait de voisine …
Comme si ce n’était pas suffisant je sursaute de confusion et lui renverse la moitié de mon verre de vin dessus! La _grosse_ gaffe… Heureusement elle était habillée tout en noir et ça ne se voit pas trop et surtout elle était hyper sympa, genre ça l’amusait de me voir si gèné… Je m’en sors finalement par une boutade qui détend l’atmosphère en lui expliquant que c’est ça qu’on appelle un gentleman à la française. Ça la fait marrer et du coup on discute même un peu. Cela dit je m’étonne encore de m’en être sorti vivant!
Finalement, une fois qu’on a réussi à être installé à une table puis à être servi, et alors qu’on commande notre seconde bouteille de vin, on découvre enfin pourquoi ce resto est tellement exclusivement fréquenté par la gente féminine: certains des serveurs sont en fait aussi à moitié des strip-teaseurs, et en moins de temps qu’il ne le faut pour s’en rendre compte deux des bachelorettes se retrouvent à danser sur le bar avec 2 des serveurs, en string, des ailes d’anges accrochées dans le dos!
L’hallu …
Ça hurle de partout, certaines filles brandissent des ballons en forme de penis, c’est l’hystérie… Et nous on se demande sérieusement où on est tombé ? On est très très loin de l’image prude et pudique que l’amérique veut se donner… Les filles sont toutes habillées de manière parfois plus que provoquante et les pailles de leurs cocktails ont la même forme que les ballons cités plus haut.
Enfin, l’ambiance retombe, nous on finit notre plat de pâtes et notre bouteille de vin et on s’en va un peu effrayés par les trois quarantenaires de la table d’à coté qui nous font de l’oeil.
Devant le resto, en attendant les potos font la queue aux toilettes, j’ai le bonheur de rencontrer une finlandaise qui parle hyper bien français. On discute un peu mais je me la fait rapidement enlever par un de ses amis d’enfance qu’elle a pas vu depuis des années et qui comme par hasard passait par là . Le hasard fait parfois mal les choses quand même!
Sur ce, les esprits échauffés par le spectacle auquel on a eu droit dans le resto, Ludo tente un peu de nous convaincre d’aller assister à un strip-tease car c’est pas ca qui manque dans le quartier les strip-teaseuses! Mais après reflexion on décide qu’on n’a pas d’argent à gacher la-dedans et on se dirige plutôt vers le Cigar Bar que Sylvain ne connait pas encore et qui est à 2 pas de là ![]()
L’ambiance y est toujours aussi sympa. On s’intalle sur une table dans le patio, un Mojito dans une main un cigare dans l’autre, un groupe cubain joue live dans la salle à coté, tout va bien !
En me levant pour aller aux toilettes, je trouve un téléphone portable par terre juste sous ma chaise… Il n’y a personne autour. Hum, le téléphone est plutôt classe, genre écran 16000 couleurs, sonneries polyphoniques, jeu java, etc …
Pendant un long moment j’avoue avoir été fortement tenté de le garder. Puis mon bon côté reprend le dessus… Et je fais ce que j’aurais aimé que l’on fasse pour moi si j’avais perdu mon portable: j’appelle un numéro du repertoire (*Dad*) et laisse un message expliquant que j’ai trouvé ce téléphone ici et que je vais le laisser au barman… J’espère que c’était la bonne chose à faire et que la personne a pu le retrouvé depuis.
Un peu plus tard, alors qu’on est en train de se rentrer chez nous via la 101 la vérité nous frappe avec une rare violence: au final entre bar vendredi, resto et cigar bar ce soir, on a fait peter pas loin de 85$… Et dire que le week-end était sensé être placé sous le signe de l’économie …
Oh well, on s’est vraiment bien éclaté et puis c’est pas comme si on gagnait mal notre vie, mais bon faudrait quand même pas que ca se reproduise trop souvent ![]()
Le lendemain, on est parti pour un pique-nique et une après-midi plage à Santa Cruz avec toute l’équipe des français, c’est à dire Sylvain G, Stephen, Ludo, Marion, Sylvain D, son colloc Olivier et moi
Au final on n’ira pas vraiment à Santa Cruz mais sur une plage un peu plus au nord, plus tranquille, beaucoup plus exposée au vent et où du coup il fait presque froid
-je rale moi je voulais aller à Santa Cruz!-
Enfin le pique nique était délicieux (merci à Sylvain D. pour ces succulentes quiches) et donc j’arrete un peu de râler et je me laisse doucement glisser dans une petite sieste au soleil, à l’abri d’une petite dune, ce qui me vaudra (je le découvrirais plus tard) quelques nouveaux coups de soleil.
On se rentre en fin d’après-midi et on se fait une soirée mattage de DVDs en petit comité pour bien finir le week-end

No Comments
Leave a Reply