Lundi, je commence à faire mes baggages. Cette fois-ci, pas question de faire la même erreur que l’année dernière, je ne laisse rien ici, je ramène tout!
Sage décision, seulement, même après avoir bien remplis en tassant au maximum mon grand sac à dos, genre il est à deux doigts de craquer, je me rend compte qu’il me reste presque autant d’affaire dehors que dedans… Mais comment je vais faire ???
Même après avoir fait un peu le tri dans les fringues (dont quelques unes partirons finalement aux bonnes oeuvres) et avoir reclus dans un petit carton qui restera ici, au fond du garage, les conneries dont je n’aurais de toute évidence pas vraiment l’utilité en France, il me reste malgré tout un surplus d’affaires assez conséquent. Cela dit, en bon procrastinateur, je remet le problème au lendemain, préférant profiter de mon après-midi pour filer sur Downtown San Francisco.
J’ai promis à une fée de lui prendre quelques photos de Macondray Lane, une rue plus mondialement connue sous le nom de Barbary Lane (lieu où se déroule la saga des mythiques “Chroniques de San Francisco” d’Armistead Maupin) et je compte bien honorer ma promesse avant de rentrer!
J’ai déjà tenté plusieurs fois de trouver cette rue au cours de mon séjour mais je ne disposais à chaque fois que d’informations partielles sur le quartier où elle se trouvait, et du coup j’avais beaucoup tourné autour sans jamais l’apercevoir… Cette fois-ci je me suis intensivement renseigner sur le net et j’ai les coordonnées exactes, plus moyen de me tromper! Une fois trouvé, je comprend d’ailleurs pourquoi j’avais tant échoué auparavant: d’une part c’est au milieu d’un vrai labyrinthe de rue à sens unique, où on se retrouve donc constamment réorienté dans la direction opposée à celle où on veut aller, et d’autre part c’est un étroit passage piéton alors que je cherchais une rue…
Les photos prises, sur le chemin du retour, je fais l’erreur de passer devant l’Apple Store de San Francisco… Je me dis qu’ils sont peut-être plus au courant des diverses modalités de payement que celui de Palo Alto, et je décide de retenter le coup. Bien sûr cette fois-ci, avant d’entreprendre d’acheter le powerbook je demande s’ils acceptent bien les chèques si on a qu’un passeport comme carte d’identité, réponse: “oui oui pas de problèmes!” … Pas de problème mon cul oui, arrivé à la caisse rebelotte, ça rentre pas dans les cases et aucun vendeur ne peut outrepasser l’ordinateur et son formulaire à la con… Mène le pretendu manageur du magasin ne peut me faire une facture à la main, c’est à presque vous dégouter de vouloir acheter du Apple!!!
Tant pis pour moi, je rentrerai encore bredouille
La situation s’arrange heureusement dès le lendemain, mes déboire avec l’Apple Store exposés à mon patron, celui-ci décide que c’est la boîte qui va me payer directement le portable (et oui parce que ce n’est pas juste pour le fun que je veux ce mac, à la base c’était surtout pour pouvoir travailler depuis la France) du coup il m’accompagne le jour même au Store de Palo Alto paye avec la carte de crédit de la société et tout suite ça ne pose plus aucun problème.
Je profite aussi de l’après midi pour aller m’acheter un nouveau sac, qui me servira pour le surplus à ramener.
Entre du faisage de sac, et du transfert en masse de données sur mon nouvel ordi, je trouve quand même le temps de sortir passer uen dernière soirée avec Sylvain et Mike.
Après un bon petit burger maison préparé par Sylvain dans leur barbecue high tech, on sort comme d’hab errer un peu le long de University Avenue et écumer les bars. Un très bon moment, mais qui me mettra au final bien en retard dans tout ce que j’avais encore à faire à la maison et du coup s’ensuivra pour moi une nuit blanche…
Et même deux en fait, puisque le lendemain, une fois mes au revoir fait au boulot, je me retrouve dans l’avion, assis à côté d’un monsieur pas méchant mais très bavards, qui ne manquera pas une occasion de taper la discute me laissant pas fermer l’oeil du voyage. Ça plus le décalage horaire, je ne vous dis pas dans quel état je suis rentré en France.

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